lundi 28 avril 2008

chapitre 11 : Assis, debout, couché

La vieille ville de Fianarantsoa est la ville haute : pavés, montées, escaliers ... et grosse fatigue.
On cherche l'ombre, en plus de la casquette (made in mada)
 et on reste immobile comme une brique.
Mieux encore, je fais la pierre couchée ; le soleil peut bien me chatouiller. J'embrasse Morphée.
Allez ! Encore quelques marches ! La tête touche déjà le ciel ! 
Nous n'irons pas gravir les échafaudage où le corps s'arcboute 
et consolide son assise (quoique debout) dans une étrange posture pour laquelle l'élégance s'efface devant la quête de la gravité :

mercredi 23 avril 2008

Chapitre 10 : sur la route de Fianar

Bois, à la fois charge, tour de guet, et freins (à l'arrière) ; bois de débrouille et huile de coude.

Scieurs de bois, sur deux temps. Emondeurs de planche pendant que le riz fume et cuit à même.
Notre scarabée-bus pose à la pause .
Le vélib et le vélov sans Lyon ni Paris est le plus fréquent des véhicules. Au bord des routes, on trouve à vendre des pièces détachées à but cycliste, présentées en colliers et en nattes, à la manière dont on tresse des guirlandes d'aulx.

samedi 19 avril 2008

chapitre 9 : la route vue par Gérard








A l'arrière du véhicule, l'angle n'est pas toujours probant pour saisir les visages en gros plan. Cependant c'est la position idéale pour le contrôle de police et l'ambiance "en transit". Parfois les vitres ne coulissent pas et la poussière ajoute une touche poétique à l'échine des zébus, comme dans un poème.
La bordure des portières, le rétroviseur composent un cadre au tableau d'une route qui défile, ralentit et reprend le rythme ; en route vers le sud !
Direction Fianarantsoa...

Chapitre 8 : fenêtre sur cour



on marche dans les rues et il y a tant à voir, sur le bas côté, les marchands, les étals, au milieu de la route une bousculade de personnes, de pousse, de véhicules... alors on peut oublier, juste de lever le regard et de laisser notre curiosité s'attarder à hauteur de fenêtre...
dans les hôtels, c'est plus facile. Ouvrons la croisée sur la vieille ville de Fianarantsoa, à l'heure crépusculaire. et goûtons à un peu de repos avant la prochaine aventure.

dimanche 13 avril 2008

Un lien vers un article tiré du monde diplomatique de Mars 2008 sur la famine organisée dans le monde


A chaque détour de virages apparaissent et disparaissent des travailleuses, des paysans des enfants, tous portant des charges (les têtes, les épaules, les dos sont les moyens de transport de marchandises les plus fiables...et surtout les seuls). 
Le riz est la culture, la tradition, la survie, il rassemble toutes les énergies de la famille et du village, du matin au soir, sans trêve, sans fin. Le riz pour la survie et le zébu pour le rang social mais ceci est une autre histoire à venir.
Dans les rizières, tout se fait à la main et le dos principalement plié, de l'entretien des espaliers au labourage en passant par les semis et la récolte, des gestes innombrables pour arriver à un panier de riz encore à l'état sauvage. Et c'est après que cela se complique : payer pour écaler les grains ; trier les graviers du riz ; conserver la récolte de l'humidité, des vols, des bêtes (rats, insectes, oiseaux) pour finalement être obligé de vendre une partie de ses réserves à bas prix. Ensuite de quoi, il faut en racheter pour se nourrir, et cette fois au prix fort...
Le vari est le plat principal malgache (le riz servi avec son eau et parfois réhaussé d'un morceau de zébu qui donne un petit goût de bouillon). 
Un repas le matin et un le soir. C'est avoir le sens de la parcimonie...
Car pour le sens de l'économie, je soumets à votre esprit critique, le texte de jean Ziegler en lien et plus particulièrement la deuxième partie de l'article paru dans le monde diplomatique du mois de Mars 2008.
La richesse, c'est déjà avoir le choix, deux voies au moins qui se présentent. 
Dans les rizières, un seul chemin...

dimanche 6 avril 2008

Chapitre 7 : tohu-bohu et queue leu leu de pousse pousse


On ne peut pas s'empêcher de guetter, à l'arrière des pousse-pousse le prénom ou le message avec lequel le propriétaire a baptisé cet étrange moyen de locomotion. Ici, pas plus qu'en Inde,
on ne s'est vu en mesure de monter sur la banquette, et de laisser un homme seul nous tracter. Les enfants auraient adoré !!! Mais c'est comme ça...Les pousse-pousse quadrillent la ville, heureusement plane, de leurs décors où dominent le rouge et le bleu, les noms de filles, les adjectifs élogieux "soa": beau, et les messages engageants : "Dieu existe", "rendez-vous", etc. les plus neutres se nomment encore "anonyme" comme des Ulysse surnommés "personne".
Il n'y a que la bière qui bénéficie de trois chevaux en guise d'attelage ; THB, three horses beer.

D'ailleurs, pour se promener, on peut tout aussi bien rester derrière eux et, comme Mary Poppins, sauter à pieds joints dans un décor peint : "Gardez le rythme !"
Il y avait aussi "Lise" et "Lova", mais pour les photographier, il aurait fallu les trouver garées car une voiture ne rattrape pas un pousse-pousse dans la circulation d'Antsirabe.

Chapitre 6 : dans le marché








Les Malgaches ont inventé les pyramides pour honorer leurs fruits et légumes. Ils apportent un soin particulier à cet ordonnancement. Au bord des routes, dans les campagnes ou dans les villes, chaque stûpa est à vendre. Et si vous préférez les perles de saucisses ou les serpents charcutiers, à vous de voir...la machine à chipolatas  n'est plus de la première jeunesse et l'expression de la charcutière en dit long, très long sur la difficulté à trouver du bon boyau de nos jours, mon bon monsieur !

chapitre 5 : ce qui passe dans les regards

Sous les yeux, passe un chat roussi comme du caramel ou blond comme le sirop la canne.
Léandro, lui ne mate pas le matou mais l'oiseau de corne qui prend forme
Dans l'atelier
Ce qui fait briller nos billes, ce sont les paquets sonores des bonbons trébuchant 
comme des pièces multicolores dans une aumonière.
Ce qui fait rêver les mirettes des petits, ce sont les hauts tabourets, juchés 
comme des girafes qui s'abreuvent...
Des reflets aux oreilles, Lise attire les miroirs même au crépuscule, 
dans le clair obscur de L'Arche, un resto fumeux d'Antsirabe. 

Chapitre 4 : faire du papier antaimoro



En soi, ce n'est pas difficile : avez-vous l'écorce de l'arbre adéquat (le sisal qui d'ailleurs pousse dans une autre région), un mortier, une forme en bois, une table de pierre, de l'eau, des muscles, le sens artistique pour disposer pétales et herbes en décor végétal ?

Alors, suivez les étapes de la préparation de la pâte à papier (préalablement bouillie). Etalez-la sur un tamis, versez de l'eau pour en répartir le mélange. retirez les pierres et transportez le rectangle de bois afin que sèche la pellicule d'écorce. Au soleil tropical.
Désormais, vous composez votre décor.

Maintenant il est possible, comme nos enfants, d'adapter la recette : genre copeaux de papiers recyclés et colorés, grosse patouille avec de l'eau, bouquet de fleurs des champs, et patience. Cela donne aussi de beaux napperons, idéaux pour renouveler les cadeaux de fête des mères !

samedi 5 avril 2008

chapitre 3 : les bonbons




Nous avions lu quelque part qu'il existait un savoureux maître confiseur qui travaille le sucre à l'ancienne.


Chez Marcel après tours et détours dans Antsirabe, vous vous serrez entre la pierre de granit et le moule à bonbons avant de goûter encore chaud, l'arôme du gingembre et de l'anis.









Marcel cisèle
 des berlingots rayés,
et coupe d'un fil des boules "gasy" qui tournoient comme dans la roulette d'un casino :
 à tous les coups, on gagne ! 


Chapitre 2 : cap au sud


Sur la route, des rencontres parfois improbables 
mettent une touche immaculée 
dans le vert dominant de toutes les rizières.






A Antsirabe, dite la ville aux 10 000 pousse-pousse, 
il est difficile de n'en photographier qu'un.

Chapitre 1 : on the road again

si la bosse des voyages vous titille, prenez la route de Tananarive ; odeurs de charbon de bois, poussière et zébus assurés.

Nous sommes partis de TANA à 9 dans un véhicule plus confortable que celui là, piloté par Lora (prononcer LOURE). Il ne parlait pas Français ; on ne parle pas malgache mais comme on a tous des mains, on a pu se comprendre à demi signe.
La première étape avant de prendre la route fut d'attendre "l'autorisation spéciale de circuler entre Tana et Tuléar" qui devait nous permettre de ne pas payer de "taxes" aux contrôles de police/gendarmerie/armée/milice et autres détourneurs de casquettes. Le sésame obtenu, nous avons roulé après le crépuscule qui tombe vite dans notre minibus Mazda : direction Antsirabe, nous pénétrons dans le pays betsiléo.
Notre premier hôtel s'appelle "la maison du bonheur" idéal pour 2 grands parents, 2 parents et 4 enfants.