mercredi 5 avril 2017

Les arbres et les enfants font bon ménage.



Sur la colline couleur d'automne, le vent fait claquer nos cerfs-volants. Un tronc à hauteur d'enfants propose sa fourche à leurs jambes nues, dorées de soleil. Ils se tiennent tous les 4 à califourchon sur ce cheval de bois immobile entre terre et ciel.

D'autres cabanes d'hiver, bâties dans le laurier toujours vert. On y entend des rires, les feuilles bougent, entre lesquelles des yeux clignent, de petites mains s'agitent. 


Printemps exotique. Le grand temple hindou crépite de bâtons frappés pour la répétition du Nouvel An Tamoul. En attendant la fin du cortège où danse sa soeur, le petit frère s'est fait une balançoire avec les grandes lianes. Les racines aériennes dévalent de la cime du banian jusqu'à la poussière. Nouées en nacelle comme des cordes, il s'y agrippe et se jette du muret pour prendre de l'élan. Je fais une esquisse de son jeu.
Perchés sur des échafaudages, des peintres malabars entourent les divinités d'un panthéon pyramidal pour mettre des couleurs à leurs têtes d'éléphant, à leurs jambes de danseuses et à leurs torses en béton.




été naissant. je suis enfant. Couchée sur la haute branche toujours plus fine, je progresse, les bras en avant et les doigts tendus vers des cerises tièdes qui me remplissent la bouche de leur jus rouge, et dont je laisse tomber les noyaux dans le pré aux moutons, derrière la maison de mes grands-parents.

pendants de cerises
viser avec les noyaux
ces moutons paisibles


Aucun commentaire: