Sur
la colline couleur d'automne, le vent fait claquer nos cerfs-volants.
Un tronc à hauteur d'enfants propose sa fourche à leurs jambes
nues, dorées de soleil. Ils se tiennent tous les 4 à califourchon
sur ce cheval de bois immobile entre terre et ciel.
D'autres
cabanes d'hiver, bâties dans le laurier toujours vert. On y entend
des rires, les feuilles bougent, entre lesquelles des yeux clignent,
de petites mains s'agitent.
Printemps
exotique. Le grand temple hindou crépite de bâtons frappés pour la
répétition du Nouvel An Tamoul. En attendant la fin du cortège où
danse sa soeur, le petit frère s'est fait une balançoire avec les
grandes lianes. Les racines aériennes dévalent de la cime du banian
jusqu'à la poussière. Nouées en nacelle comme des cordes, il s'y
agrippe et se jette du muret pour prendre de l'élan. Je fais une
esquisse de son jeu.
Perchés
sur des échafaudages, des peintres malabars entourent les divinités
d'un panthéon pyramidal pour mettre des couleurs à leurs têtes
d'éléphant, à leurs jambes de danseuses et à leurs torses en
béton.
été
naissant. je suis enfant. Couchée sur la haute branche toujours plus
fine, je progresse, les bras en avant et les doigts tendus vers des
cerises tièdes qui me remplissent la bouche de leur jus rouge, et
dont je laisse tomber les noyaux dans le pré aux moutons, derrière
la maison de mes grands-parents.
pendants
de cerises
viser
avec les noyaux
ces
moutons paisibles


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