Dans la campagne Betsiléo, c'est rare que les enfants fassent la pause pour prendre une pose ou vice et versa car ils sont toujours à courir la route entre père et mère, champs et maison, école et boutique (plus rarement encore, bien qu'on ait assisté à plusieurs retours d'écoles spectaculaires, s'étirant sur des kilomètres ; à tel point qu'on se demandait pourquoi les premiers enfants avaient tellement d'avance et quels chemins de traverse avaient emprunté les derniers, quel animal de sentier les avait retenus...).
Attendre le passage du taxi-brousse comme un spectacle sans jamais monter dedans.
Avec trois objets au fond de la poche ou dans un panier et huit ans à peine, le petit commerce démarre.
Pendant un picnic, notre hôte du moment (son village est derrière elle) est venue silencieusement observer les vahazas (étrangers) que nous étions. Juste retour des choses... Nous lui avons offert une pomme et du gâteau qu'elle a acceptés et gardés dans ses mains sans y toucher jusqu'à notre départ.
Sans commentaire.
Simplement, je me souviens m'être demandé en prenant la photo si elle pouvait se réciter un poème appris à l'école du matin en même temps que son activité de pilage.
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