Le dernier atelier avec Delphine... en attendant les prochains !
Consigne 1 c’est rigolo comme du Hugo….
Petit échauffement façon twitter avec un jeu du moment : comment détourner le patronyme du poète et la conclusion de son vers le plus célèbre.
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je… » Victor HUGO
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| Henri Meyer, Hugo le géant |
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je me métamorphoserai en prince » Victor CRAPAUD
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je cultiverai mon jardin intérieur » Victor PATIO
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je m’enfuirai à la vitesse de la lumière » Victor Han SOLO
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je t’aiderai à déménager » Victor PIPEAU
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je parlerai lyonnais » Victor PELO
(Blandine)
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je mangerai sain » comme Victor FITO
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je ronflerai » comme Victor FAIT-DODO
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je travaillerai » comme Victor ALLEZ GO
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je pâtisserai » comme Victor BERLINGOT
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je déménagerai » Victor AMIGO
(Nina)
Consigne 2 : c’est beau comme du Noël Prévost, Jouer avec les poètes
Saurez-vous écrire un tautogramme ?
Quelle catastrophe quand Catherine,
cruelle colombe, causant continuellement,
crache quelques cobras colériques
qui coulent, craquent cœur, charisme,
coq confiant, comme crapaud calibré
Car qu’importe ! colombe couplée cochon
crée chaos critiquable.
(Nina)
Démon de demain
Des diablotins déprimés doutaient depuis des décades de Dieu. Duquel ? Dieu des Danois, Divinité des Dolomites, Déesse de Damas ?
Difficile définition, délicate démonstration, diurne discussion, deux des diables disputèrent divinement douze dimanches :
« Dieu dort, donc Dieu dîne.
-Dieu délire, donc Dieu désire.
-Dieu danse donc Dieu démence…
-Dis donc ! Diamétralement différemment, donnons dès demain diverses déterminations du Démon ! »
Consigne 3 : comme une esquisse de Catherine Meurisse
Imaginer une porte spéciale qui ouvrirait directement sur…
Contraintes : utiliser le conditionnel, une comparaison avec un tableau, un film et des effets de rimes
Ma porte spéciale ouvrirait directement sur un havre de paix.
Palais de roseau où l’heure importerait peu à la brume vaporeuse.
Je traverserai le champ de fleurs, rêveuse
J’irai, bonne marcheuse,
à travers ce jardin secret
pour trouver la fraîcheur du point d’eau.
Peu de lumière derrière cette porte mystère.
Les couleurs froides contrasteraient avec la douceur de l’air.
Ce paysage éphémère serait tel le tableau de ma charmeuse mère
Pour immortaliser
un moment
un enchantement
de cet univers
Sur n’importe quelle paroi verticale
Au crayon de papier, J’aimerai pouvoir tracer
A main levée
Une porte spéciale
Faite pour rêver
Elle ouvrirait directement sur le littoral
Une étroite frange de terre
Des galets, de la poussière,
Le sable lumineux
Ou ces gigantesques pans crayeux
Des falaises, touchant intimement
L’océan
Selon la saison, selon l’humeur
Ma porte grincerait dans l’humide ou l’embrun
Ou le battant claquerait au cyclone de l’océan indien
Mes doigts se glaceraient à la poignée
En l’ouvrant sur la mer gelée
Je ne serais qu’un dos, une cambrure
ma nuque dans la pièce du réel
Comme l’épouse d’ Hammershøi. son modèle
Entre deux embrasures
femmes démultipliées
Une robe grise, un tablier,
Mais le regard ailleurs, évadé
Contrainte 4 C’est beau comme une improvisation avec Gaston Miron
(Logorally)
« Nous ne serons pas seuls à faire le voyage. D’autres nous croiserons parmi les étoiles. Nos pattes au nombre de six porteront nos rêves en démultipliant leurs sagas. Les fantasmagories mènent à l’incontinencedu désir de muter, de muer, de se transformer en graine, puis en herbes de la savane.
Notre armée de fuyard saurait-elle échapper à la pesanteur de la terre ? Les divinités ne répondront-elles jamais aux minuscules âmes du peuple à l’agonie ? Tu entendras le grondement des volcans jusque sous les barrières de corail fossile. Tu passeras le gué du solide terrain vers l’écume pour flotter en étoile de mer, les bras dans la lumière.
« Nous ne serons pas seuls à faire le voyage. D’autres nous croiserons parmi les nuages. Une longue ascension nous attendra où être main dans la main nous permettra de vaincre cette saga. L’incontinence sera de la partie. En même temps, c’est ça de monter au paradis. Plus frais que la savane de Lucifer, les cieux ne pourront nous échapper.
Nous répondrons tous présents à l’appel sacré. Nos proches seront là à nous attendre et tu entendras, à nouveau, leurs mots tendres ; enfin ils ouvriront les bras dans la lumière.
Le rituel des choses qui…
Des choses qui sonnent doux au creux de l’oreille … au moment du départ :
Le roulement d’une averse d’été
Vos voix devenues familières
La lettre donnée pour les jours de l’absence
b.
Des choses qui sonnent doux au creux de l’oreille… au moment du départ :
les je t’aime, les à bientôt
les baisers, les soupirs
les sourires, les à demain
les merci, les attends reviens




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