mardi 25 février 2020

avec une amie aux Beaux-arts

Bientôt la fin de l'exposition Drapés.




Ce premier lundi de vacances dans la plus belle lumière de l'hiver, et déjà un parfum de violettes poussées toutes seules sur des mouchoirs d'herbes ou même dans les failles des trottoirs. Chez les fleuristes, des panaches de mimosas ramenés du sud. Au bord des quais de la Saône, des branches fleuries de blanc ou devant le théâtre des Célestins, les diverses tonalités des camélias qu'on pourrait surnommer "tulipes de l'air".



Un rendez-vous sous les naseaux des chevaux des Terreaux - la variante nord du rdv sous la queue du cheval de Bellecour. Puis le jardin du palais Saint-Pierre où des corps modelés par Rodin précèdent l'entrée du musée.



Celui-ci dénude quand celui-là (Fernand Léger) dessine l'habit vidé de ses jambes.


L'exposition Drapés sépare ou rassemble la chair et les plis du tissu. Nudité, vide, pleins, creux ou déliés. Les draps se superposent à des mythes d'amour ou de mort.

Ernest Pignon-Ernest m'ouvre La porte de Demeter semblable au roman de Laurent Gaudé. Saint-Cécile horizontale précède L'allégorie de la foi sculptée par Corradini.



Revenues aux rues de la ville, nous suivons le soleil, de terrasse bondée en café pris d'assaut - jusqu'au quartier des remparts d'Ainay. La petite place est tranquille et l'église, devant laquelle je rêve à chaque fois, comme devant une boîte à secrets, pour la première fois ouverte ! 


Armelle, passionnée de représentation d'oiseaux, connaît un vitrail dans la chapelle latérale consacrée à mon homonyme. Le lieu date sans doute du XIe siècle mais la décoration a été réinterprétée sous Napoléon III. Dans la crypte, un labyrinthe de martyrs. Autre coïncidence "piquante" : le fameux monsieur Poivre dont le nom se croise si souvent à La Réunion ou bien l'île Maurice, est inhumé quelque part dans cette église. Certains chemins d'exil et de retour se superposent...











Aucun commentaire: