Le temps a suspendu son vol entre Antsirabe et Ambositra : Des paysages à couper le souffle où l'Homme s'est modestement lové dans les interstices et les creux des falaises pour planter des villages de terre rouge et des espaliers de rizières par milliers, faussant la perspective de l'ensemble par des dégradés de vert que notre rétine a du mal à saisir dans ses nuances par manque d'habitude.
Le riz est la culture, la tradition, la survie, il rassemble toutes les énergies de la famille et du village, du matin au soir, sans trêve, sans fin. Le riz pour la survie et le zébu pour le rang social mais ceci est une autre histoire à venir.
Dans les rizières, tout se fait à la main et le dos principalement plié, de l'entretien des espaliers au labourage en passant par les semis et la récolte, des gestes innombrables pour arriver à un panier de riz encore à l'état sauvage. Et c'est après que cela se complique : payer pour écaler les grains ; trier les graviers du riz ; conserver la récolte de l'humidité, des vols, des bêtes (rats, insectes, oiseaux) pour finalement être obligé de vendre une partie de ses réserves à bas prix. Ensuite de quoi, il faut en racheter pour se nourrir, et cette fois au prix fort...
Le vari est le plat principal malgache (le riz servi avec son eau et parfois réhaussé d'un morceau de zébu qui donne un petit goût de bouillon).
Un repas le matin et un le soir. C'est avoir le sens de la parcimonie...
Car pour le sens de l'économie, je soumets à votre esprit critique, le texte de jean Ziegler en lien et plus particulièrement la deuxième partie de l'article paru dans le monde diplomatique du mois de Mars 2008.
La richesse, c'est déjà avoir le choix, deux voies au moins qui se présentent.
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